LAMBALLE - MAROUE - SAINT-AARON - LA POTERIE - TREGOMAR

lundi 30 juin 2008

Immobilier : quand l’impôt lamballais devient un vrai problème

Avez-vous remarqué que tout au long du débat mené cette semaine sur la question de l’immobilier à Lamballe, la question de l’impôt a été évacuée avec une certaine désinvolture par l’adjoint à l’urbanisme sous la forme de la pirouette suivante : « Quand on veut acheter à Lamballe, on ne pose jamais la question des impôts locaux » ? Et pourtant, la question est posée par les ménages. Quand les familles ont un projet d’achat à Lamballe elles se posent une question élémentaire : Quel va être le poids du remboursement de l’emprunt sur notre budget mensuel ? Le prix de l’immobilier est tel que pour acheter il faut prendre en compte une mensualité de remboursement qui ne permet plus aucun écart budgétaire. Or, quand il faut ajouter à cette mensualité le poids de l’impôt local ramené au mois, taxe d’habitation et taxe foncière dont très peu sont exonérés, les budgets familiaux ne le permettent plus. Il n’est pas rare que l’impôt représente deux voire trois mensualités supplémentaires pour les familles.
Je me suis attiré les sarcasmes de la majorité lorsque, durant la campagne électorale, j’ai témoigné de la situation de certaines familles qui ne peuvent pas s’installer à Lamballe du fait du poids excessif de l’impôt. Les sarcasmes sont devenus ironie lorsque j’ai évoqué la situation de certaines familles lamballaises qui se posent la question de partir car l’impôt et les mensualités d’emprunt ne sont plus soutenables pour leur budget. J’ai la conviction profonde que la question se pose aujourd’hui de façon accrue et que trop d’impôt peut empêcher le développement.
Y-a-t-il une place aujourd’hui à Lamballe des familles à revenus modestes qui ne peuvent ou ne veulent pas accéder à des logements sociaux et veulent devenir propriétaires ? C’est la question que nous devons nous poser.
L’impôt est un outil à mettre au service du développement de notre ville et non pas une variable d’ajustement à actionner lorsque le budget de la Ville ne permet plus d’absorber le fonctionnement des services. Une chose est sûre, si les prix de l’immobilier peuvent devenir plus rationnels, l’impôt, lui, part rarement à la baisse. C’est pourtant une stratégie qu’il faudrait étudier sans tabou.